Faut-il absolument vivre ensemble pour réussir son couple ?


De plus en plus de personnes, même en couple, font le choix de ne pas cohabiter afin de conserver leur indépendance. Et si vivre chacun chez soi était bénéfique pour le couple ?



Définitions


CNC (Couples non-Cohabitants) , Célicouple ou encore LAT ( Living apart together) sont les termes aujourd’hui utilisés pour désigner ce choix de résider séparément. On ne parle d’obligation (géographique, professionnel, ou d’étudiants, …), mais bien du désir de vivre ainsi.


Ces derniers se retrouvent ainsi que quelques jours par semaine, par mois (souvent le week-end) pour passer du temps ensemble.


Pourquoi ce phénomène ?


1 couple sur 3 vivent séparément, un cinquième d'entre eux sont pacsés ou mariés, qu’il y ait ou non des enfants en commun.


Ces personnes ne veulent plus du couple traditionnel. Elles refusent la routine, les petits tracas du quotidien, et préfèrent préserver leur indépendance, tout en gardant leur intimité, leur chez-eux avec leurs décorations, leurs façons de fonctionner et leurs règles.



Souvent, ceux qui adhèrent à ce mode de vie sont des citadins très indépendants. Ils veulent exister en tant que personne à part entière, en dehors de leur couple, tout en préservant l'envie de se voir, sans les contraintes ni les obligations du quotidien.



Les limites de ce mode de vie

Au départ, cette situation peut paraître idéale. Mais au fil du temps, elle peut devenir difficile à vivre.


Voici quelques situations qui peuvent poser problème :

  • La séparation du quotidien,

  • L’absence d’avancer ensemble,

  • La sensation de porter parfois sa vie seul(e),

  • L’épuisement devant la gestion des agendas, des domiciles, des sorties à deux,

  • La frustration de ne pas partager les petits bonheurs du jour,

  • La déception face au rendez-vous si attendu qui n’est pas à la hauteur des espérances,

  • Un manque constant de l’autre,

  • Une séparation des comptes pesante,

  • L’ absence de projet commun,

  • Ne pas être présent pour chaque étape de la vie de l’enfant


De tout ça découle souvent une forme de lassitude, de souffrance avec des sentiments de doutes et de jalousie.


Pour chiffres, seuls 22% de ces non-cohabitants sont toujours ensemble, après 3 ans. Et après 6 ans, ils ne sont plus que 12%.


Conclusion


Les schémas amoureux sont multiples et variés. Chaque couple doit trouver celui qui lui convient le mieux, pourvu que les deux partenaires soient épanouis. Car ce mode de fonctionnement peut uniquement durer si le binôme est sur la même longueur d’onde.