Sexe Addict, les "Accro au Sexe"

Comme une drogue, le sexe envahit vos pensées à longueur de temps au point d'en être esclave.

La prise de risque vous excite et il vous en faut toujours plus. Vous êtes alors peut-être un accro au sexe.





De plus en plus de consultations en sexothérapie sont en rapport avec des addictions sexuelles, notamment chez des hommes entre 20 et 35 ans.


Cette dépendance sexuelle touche beaucoup plus souvent le sexe masculin que féminin: 30 hommes pour 1 femme.


L’addiction au sexe ne relève pas systématiquement d’une déviance sexuelle – pédophilie, zoophilie ou autre paraphilie, comme beaucoup le pensent, mais plutôt d’un comportement qui est devenu incontrôlable pour la personne.

Cependant, nous avons tous un rapport différent à la sexualité et nos besoins sont tout aussi différents. Dans un tel contexte, difficile de comprendre seul si le nombre de relations sexuelles vécues sont dans la “norme” ou si au contraire, la vie intime cache une véritable addiction au sexe ou encore un trouble du comportement sexuel.



Qu'est ce qu'un "Addict au Sexe" ?


Pour les femmes, on parlera de nymphomanie, qui est dotée d’un appétit sexuel insatiable et d’une obsession sexuelle à faire pâlir tout son voisinage.

A vrai dire, la nymphomane est une personne à la recherche constante d’un coït ; elle est obsédée par l’idée d’obtenir des rapports sexuels et met tout en oeuvre pour y parvenir.

Elle n’est pas en recherche du plaisir physique potentiellement reçu durant une relation sexuelle, mais uniquement par le besoin de satisfaire son besoin psychique.

Une femme nymphomane peut pratiquer de nombreuses relations sexuelles sans jamais avoir d’orgasme ou en avoir à chaque occasion, la notion de plaisir est indépendante de la nymphomanie.

Il est fréquent qu’elle souffre également d’autres troubles psychologiques.


Pour les hommes, on parlera de satyriasis. Le besoin est constant et obsédant, au point de se sentir contraint de se masturber ou d’avoir des rapports avec son/sa partenaire la majeure partie du temps, et au risque de se blesser.


L’être humain est constitué de tel sorte qu’après 3 ou 4 rapports sexuels (ou temps de masturbation) par jour, l’envie et le désir baissent et la fatigue se fait sentir.

Un addict au sexe, lui, ne peut pas s’arrêter.


Il cherche vite à de trouver de nouveaux partenaires sexuels, à collectionner les rendez-vous clandestins pour satisfaire ses fantasmes et ses pulsions. Mettant de côté ses amis, sa famille, ..., abandonnant ses loisirs et se désintéressant de son travail.


La personne qui est en proie à une addiction au sexe, a les mêmes problématiques qu'un addict à des substances telles que le tabac, l’alcool, la drogue ou médicaments.



Comment reconnaître un "Addict au Sexe" ?


Pour parler d’une addiction au sexe, on estime qu’il faut observer des relations sexuelles répétées et/ou la pratique de la masturbation compulsive pendant plus de 6 mois. D'autres signes viennent s'ajouter à ces deux premiers symptômes :

  • Vous êtes obsédé(e) par les relations sexuelles

  • Vous recherchez sans cesse une stimulation sexuelle

  • Vous pratiquez la masturbation compulsive (de 5 à 15 fois par jour)

  • Vous pratiquez la multiplication de partenaires (Sites de rencontres, fréquentation de clubs échangistes, ou prostituées)

  • Vous pratiquez le cybersexe, la consultation obsessionnelle de sites pornographiques

  • Vous consommez beaucoup de contenus à caractère pornographique

  • Vous avez déjà regardé des vidéos que vous pourriez trouver très dérangeantes une fois la pulsion passée

  • Vous avez remarqué une escalade de vos fantasmes

  • Vous avez déjà eu des pratiques sexuelles à risques en raison d’une attitude compulsive à l’égard du sexe;

  • Vous ressentez de la culpabilité, de la honte

  • Vous vous isolez socialement

  • Vous ne supportez pas le manque de sexe

  • Vous répondez aux critères cliniques de l’addiction sexuelle ***



Les causes de cette addiction


Si les causes sont très variées, on peut facilement impliquer la banalisation des images et des films à caractère pornographique dans la hausse du nombre d’accros au sexe.


L'addiction au sexe est-ce dangereux ?


Oui, l’addiction au sexe est dangereuse pour l’individu victime de la dépendance. Les conséquences de cette maladie peuvent être catastrophiques pour :

  • La vie couple qui devient vite problématique et peut se terminer par une rupture ou un divorce.

  • La vie sociale : l’isolement est une des conséquences les plus importantes car l’addict au sexe peut se sentir coupable et honteux de son état. La dépression s’installe sournoisement chez ses sujets pouvant aller jusqu’au suicide.

  • La vie professionnelle : il n’est pas rare que l’addict au sexe se fasse surprendre par son employeur ou un collègue. Ce qui entraînera un licenciement.

  • L’aspect financier : rapports sexuels tarifés, abonnements à des sites spécialisés… ces dépenses peuvent devenir très importantes et mener au surendettement.

  • La santé : maladies sexuellement transmissibles, blessures des organes sexuels par une sollicitation trop importante… mais aussi l’abus d’alcool ou de médicaments pour « se sentir mieux ».

Quelle solution ?


Malgré la libération des mœurs, la sexualité reste un sujet tabou. Et même si de plus en plus d’addicts au sexe viennent demander de l’aide, beaucoup n’osent pas franchir ce pas.

Il est fréquent que certains addicts sexuels hésitent à entamer une thérapie, de peur d’être découvert par leurs proches ou stigmatisé comme un monstre sexuel, un pervers…

Et c’est dommage car le mal est fait dans ces cas-là.


Plus une addiction est traitée tôt, plus le traitement est facile, rapide et efficace. Il est important de pouvoir gérer ces problèmes avant que le patient ne s’enferme dans un comportement destructeur et incontrôlable. Il faut comprendre que derrière toute addiction, se cache un mal-être plus grave.


*** CRITÈRES CLINIQUES DE L'ADDICTION SEXUELLE :

  1. Avez-vous été victime d’abus sexuel pendant l’enfance ou l’adolescence ?

  2. Vous êtes-vous abonné ou avez-vous régulièrement acheté des revues érotiques ?

  3. L’un de vos parents était atteint d’un trouble sexuel (ou les deux) ?

  4. Vous avez des pensées obsessionnelles liées au sexe ?

  5. Vous avez la sensation que votre sexualité n’est pas normale ?

  6. Votre partenaire vous a déjà fait part de ses inquiétudes à propos de votre sexualité (trop fréquente, trop intense, trop extrême) ?

  7. Vous avez des difficultés à contrôler vos pulsions sexuelles y compris dans des lieux inappropriés (lieux publics par exemple) ?

  8. Vous avez déjà cherché de l’aide pour une pratique sexuelle que vous n’aimez pas ?

  9. Vous avez peur que quelqu’un découvre votre “vie cachée” et/ou votre vie sexuelle ?

  10. Certaines de vos activités sexuelles sont hors la loi (rapports sexuels avec des mineurs, contenus pédopornographiques, ...) ?

  11. Vous avez déjà essayé de faire des efforts pour avoir une sexualité plus “normale”, sans succès ?

  12. Vous avez déjà eu la sensation d'être dégradé(e) après certaines pratiques sexuelles que vous avez réalisé ?

  13. Vous avez la sensation que le sexe contrôle votre vie ?

  14. Vous utilisez le sexe comme un moyen d’échapper à vos problèmes et de vous réconforter ?

  15. Vous êtes très souvent déprimé(e) après un rapport sexuel ?

  16. Votre comportement sexuel a-t-il déjà été à l’origine de difficultés pour vous ou votre famille ?

  17. Est-ce que quelqu’un a déjà été choqué moralement de vos pratiques sexuelles ?

  18. Vous êtes vous déjà fait la promesse d’abandonner certains aspects de votre sexualité ?

  19. Avez-vous déjà fait des efforts et échoué pour abandonner un certain type de comportement sexuel ?

  20. Avez-vous tenté d’arrêter certaines de vos activités sexuelles ?

  21. Vous êtes vous déjà senti dégradé par votre comportement sexuel ?

  22. Avez-vous ressenti le besoin d’espacer une certaine forme d’activité sexuelle ?

  23. Votre activité sexuelle a-t-elle déjà interféré avec votre vie familiale ?

  24. Vous sentez-vous dirigé par votre désir sexuel ?

  25. Pensez-vous parfois que votre désir sexuel est plus fort que vous ?