Ça rentre pas, il n'arrive pas à me pénétrer !


Dyspareunie, vaginisme, lubrification insuffisante, non-concordance sexuelle, …

Il arrive que les relations sexuelles, bien que désirées, ne se passent pas comme prévu.


Ces troubles sexuels féminins sont très répandus et sont souvent mal vécus car ils impactent la vie intime. On a beau désirer ardemment son (sa) partenaire, il arrive parfois que le corps dise non à la pénétration. Pourtant, ce n’est pas une fatalité. Des solutions existent.


Lorsque la pénétration s’avère difficile, il est bon de s’attarder sur les préliminaires. Car ils font monter l’excitation et permettent de préparer la pénétration. Caresses, regards, mots doux…

Les préliminaires précèdent le rapprochement amoureux, sont essentiels pour que la femme se sente détendue et en confiance.


De nombreux hommes ont tendance à se focaliser uniquement sur le sexe, alors qu’il est primordial de stimuler les différentes zones érogènes, pour que la femme soit vraiment dans les meilleures conditions.


Comment est fait le vagin ?


Le vagin est un conduit tubulaire souple (de 8 à 12 centimètres de long), dont les parois sont tapissées d'une muqueuse. Il s'élargit pendant l'acte sexuel, assurant la pénétration du pénis lors de la relation sexuelle grâce à la lubrification (sécrétion de cyprine).



Pourquoi peut-on ressentir une douleur ?


Le système décrit ci-dessus ne fonctionne bien que si la femme est détendue et excitée par le rapport.

Si pour une raison quelconque elle n’est pas détendue, la pénétration sera douloureuse.

(vagin pas relâché, sécrétions absentes ou insuffisantes, ...)


La muqueuse (peau fragile), se retrouve « prise en sandwich » entre la verge dure et les parois musculaires du vagin contractées.

C’est généralement ce phénomène qui explique que le premier rapport sexuel d’une femme est réputé douloureux. La première fois que nous faisons l’amour, nous sommes tous stressés.



Qu'est ce que la non-concordance sexuelle ?


La non-concordance, c’est quand le cerveau est excité, mais que le vagin ne se lubrifie pas et vice-versa.

Ça veut aussi dire que même si le vagin est mouillé, ce n’est jamais un signe de consentement. C’est normal et ça arrive très souvent. La meilleure façon de gérer la situation, c’est de dire clairement à notre partenaire que vous êtes excitée et d’utiliser le bon lubrifiant.



Qu'est ce que la dyspareunie ?


La dyspareunie désigne toute douleur génitale persistante ou récurrente, ressentie pendant ou après un rapport sexuel.


Ces douleurs peuvent même parfois rendre la pénétration vaginale impossible, et on estime par ailleurs, que près de 20% des femmes souffrent de ces symptômes. Cause physiologique et/ou physique, l'origine de ces douleurs pelviennes restent à déterminer.


En effet, on oublie souvent de préciser que les douleurs ressenties lors d’un rapport ne sont pas forcément pathologiques.

Elles peuvent, par exemple, intervenir selon :

  • Les situations

  • Le manque de communication dans le couple

  • Les pratiques

  • Les partenaires,

  • Les période du cycle, de la vie

  • Une image erronée de la sexualité

  • Influence des psychologies, des clichés ou des fantasmes

  • Pratiques BDSM : la douleur peut par exemple prendre la forme d’un contrat explicite

La dyspareunie présente des symptômes et peut se soigner, comme tout trouble sexuel.

Pour cela, il faut en identifier la cause : Elle peut être organique (physique) ou psychosomatique, comme pour le vaginisme.

Toutes les causes ne nécessiteront pas les mêmes approches thérapeutiques. Mis à part le vaginisme et la sécheresse vaginale, on peut retrouver à l’origine des dyspareunies différentes pathologies :

  • La vulvodynie, syndrome de douleur vulvaire chronique, avec un examen clinique normal

  • Des névralgies, douleurs ressenties sur le trajet d’un nerf sensitif

  • Des cystites : infections urinaires

  • L’endométriose, présence de tissu semblable à la muqueuse utérine en dehors de l'utérus

  • Etc...


Qu'est ce que le vaginisme ?


Le vaginisme est vécu comme la difficulté, l'impossibilité à vivre un épisode de pénétration : qu’il s’agisse d’un tampon, d’un doigt, d’un examen gynécologique ou d’un rapport sexuel…


Le partenaire peut avoir la sensation de se heurter à un mur.


Le vaginisme est dû à une « phobie panique » de la pénétration, de la douleur qu'elle peut provoquer, des infections sexuellement transmissibles ou de la grossesse, ...

Les muscles du plancher pelvien (entourant le vagin) se resserrent de manière réflexe dès lors que l’on s’approche ou tente d’y insérer un objet (tampon, doigt, spéculum, pénis etc.).

Cette contraction peut rendre la pénétration très douloureuse, voire impossible.


Le vaginisme toucherait 1 à 3% des femmes. Les séquelles psychologiques peuvent être importantes : on souffre pendant des années de cette situation, par méconnaissance du problème, ou par peur de consulter.


Il est alors primordial de sensibiliser toutes les femmes sur l’importance de consulter une thérapeute : il existe des solutions et il est plus facile de guérir lorsque le vaginisme est présent depuis quelques mois, que depuis plusieurs années.


L’enjeu est donc de vaincre ces tabous pour permettre de s’épanouir sexuellement. Et surtout de rappeler que le vaginisme se soigne et qu’on en guérit dans la majorité des cas.


Contrairement à certaines idées reçues, une femme souffrant de vaginisme n’a pas un vagin « trop étroit », mais tout à fait normal. Les thérapies visent donc à désapprendre ce réflexe musculaire.


Dans certains cas, le manque de lubrification


Un certain nombre de facteurs peuvent donc interférer avec le plaisir lors de la pénétration.

Mais il semblerait que la taille du phallus, ait un rôle à jouer.

Pour rappel, le pénis français de taille “normale” oscille entre 7 et 10 cm de longueur et 9,31 cm de diamètre au repos ; et mesure 12-16 cm de longueur et fait 11,66 cm de diamètre en érection.


Quand votre partenaire a une verge plus grande que la moyenne, une bonne lubrification sera nécessaire. Il faudra juste jouer à fond la carte des préliminaires. Car en plus d'être agréables, ils préparent à l’acte sexuel, l’homme lui aura une érection et la femme lubrifiera naturellement, son vagin se détendra, s’ouvrira et sera prêt à accueillir son "compagnon de jeu".


Et surtout, si ça fait mal ou que l’on appréhende, on ne force rien. La pénétration doit être très lente. Le vagin est conçu pour s’adapter au pénis, un peu comme un collant. Il s’étire.


Généralement, nous avons une vision déformée des organes génitaux et l’impression que le vagin est tout petit et étroit tandis que le pénis est très imposant. Ne doutez pas de votre vagin.

Si vous êtes excitée et que ça bloque, reprenez les préliminaire.


Le lubrifiant, votre meilleur allié !


Contrairement à ce que l’on croit, il n’est pas réservé aux femmes qui souffrent de sécheresse vaginale, aux couples qui pratiquent la sodomie ou qui se servent des jouets sexuels. Tout le monde peut utiliser du lubrifiant, tout simplement parce que la lubrification féminine n’est ni automatique ni constante. Pour des rapports sexuels plus longs ou plus sportifs, priviligériez le lubrifiant à base de silicone car celui à base d'eau sèche plus vite.




Quelles positions sont plus adaptées dans ce cas ?


  • La position d'Andromaque

La femme s’installe à califourchon sur l’homme, allongé sur le dos.

À partir du moment où vous êtes sur votre partenaire , vous pouvez décider de la profondeur de la pénétration ainsi que du rythme des va-et-vient. Idéal pour ne pas avoir mal.



  • La position de l’Amazone




A cheval sur votre partenaire, c’est vous qui pourrez mener la danse. Vous pourrez gérer la pénétration et ainsi aller au rythme que vous voulez. Le mieux est d’y aller progressivement afin de ne pas irriter votre vagin.

  • La Levrette



Avec cette position, la pénétration sera moins profonde car les fesses viendront limiter l’impulsion de votre partenaire. Le risque d’irritation est donc minimisé.


  • La position de l’Enclume

Avoir les jambes sur les épaules de votre partenaire pendant l’acte permettra une meilleure ouverture du vagin et donc une pénétration plus facile. En revanche, dans cette position, la pénétration sera plus profonde, donc faites preuve de patience et allez-y doucement.

  • La position de la Cuillère



L’homme est allongé derrière la femme. Vous pourrez vous emboîter à la façon de deux petites cuillères. De la même manière que pour la levrette, la pénétration sera limitée en raison des courbes de vos fesses. Dans cette position, votre partenaire pourra stimuler votre clitoris pendant l’acte, ce qui aura pour effet de détendre votre vagin ainsi que d’augmenter sa lubrification.

  • Le missionnaire



C’est la position la plus classique, et qui permet une pénétration tout en douceur. Yeux dans les yeux avec votre partenaire, vous pourrez le guider facilement quant au rythme à adopter pendant l’acte.




Néanmoins, si certaines positions vous empêchent de contrôler la situation, demandez à votre partenaire d’aller doucement et bougez votre bassin à la recherche de l’angle de pénétration qui vous convient le plus. Vous pouvez également faire des pauses pendant le coït afin de vous occuper du gland de votre clitoris. Des caresses qui boosteront votre excitation pour mieux repartir.